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21 mars 2012

Régime de printemps

Un peu gêné aux entournures le Papa Gato... En ce début de temporada, panne sèche!
Pas d'enthousiasme, d'envie, d'intérêt! Et ce ne sont pas les échos des premières ferias qui vont rallumer les feux vacillants d'une passion refroidie.
Désolé mais je ne suis pas, en ce mois de mars, un aficionado de bonne compagnie.
Un voyage d'ores et déjà programmé à la San Isidro fera, sans doute, effet de vitamines.

Jusque là:


3 mars 2012

Primo vere

Fenêtre ouverte, volets mi-clos, les cris amortis des enfants qui jouent un peu plus loin... c'est l'heure de la sieste... pour la première fois de l'année, ça sent le printemps. Et une pointe de corne se profile...
Je pense à Olivenza et au retour de Padilla... qui d'ailleurs n'est jamais parti, puisqu'il a achevé sa saison lors de l'ultime feria de Saragosse et qu'il réapparait à Olivenza,  première feria de la nouvelle temporada... quoi de plus naturel... mais un oeil en moins, une montagne de souffrance en plus et, contre la noyade, une volonté de fou.
Aujourd'hui, samedi 3, c'est au tour de Juli, Perera, Talavante, face à six Garcigrande (dont on sait déjà qu'ils seront justes de forces) de défrayer la chronique d'Estrémadure. Cartelazo, dit-on. Nous n'en avons pas fini de ces cartelazos de carton pâte, combinaisons rabâchées des mêmes cinq ingrédients: Juli, Perera, Talavante, Manzanares, Morante: G5 (G10 désossé) mariné à la sauce Domecq - pour faire vite.
Faux évènement.
Nous manquons de véritables événements, de ceux qui vous font faire parfois plusieurs centaines de kilomètres. Juli devant des toros de sévère réputation, par exemple.
Aucun G10, 5 ou 50 ne nous fera avaler une tauromachie pré-torée.
Nous attendons des défis, de l'inattendu.
Et ne nous contentons plus de l'insuffisante compensation d'une tauromachie à deux vitesses: torista avec toreros de second groupe et torerista avec vedettes en démonstration.
À chacun  de faire ses choix en ce début de saison.
C'est encore un peu tôt. Nous en reparlerons, programmes (et tarifs) en main.

1 mars 2012

Pas de messie les années bissextiles.

Séville se fera sans Jose Tomas. Il y a fort à parier qu'il en sera de même pour les autres grandes ferias espagnoles.
Comment interpréter cette "réserve" du torero mythique des dernières années? Il voudrait bien mais il ne peut plus? Il pourrait mais il ne veut plus? Il ne veut plus et il ne peut plus?...
Spéculations, spéculations...
Rescapé pour rescapé, alors que Padilla fait tout pour revenir, Jose Tomas, lui, temporise, tergiverse... Pourquoi?
Peut-être parce que pour le premier la tauromachie  se superpose à la vie et que sans tauromachie il n'y a pas de vie et que pour le second les toros ne suffisent pas à remplir la vie.
Quoiqu'il en soit, à moins d'un coup de théâtre aussi inattendu qu'improbable, pas de saga Jose Tomas cette saison.
Nous nous enfonçons de plus en plus dans un monde taurin aux dorures ternies, à la mythologie fatiguée, à la cambrure molle. Les cartels égrainent leurs combinaisons attendues.
Les occasions se s'enthousiasmer seront rares. À vos médiums!